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COMMENT DEVIENT-ON PARAPENTISTE |
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Tu as donc choisi de te mettre au parapente, c'est-à-dire le véritable vol dans toute sa pureté, sans bruit, avec les éléments
naturels comme seul moteur pour monter en altitude. Par contre, attends-toi
aussi à ne pas pouvoir voler tous les jours, faute de sites bien exposés, sauf si tu décides d'aller sur les sites qui correspondent le mieux à cette
pratique. |
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Pour être parapentiste, le brevet n'est pas
obligatoire. En revanche, une bonne formation est plus que nécessaire à
moins que tu ne veuilles te suicider d'une façon originale. Pour ma part, à l'époque où j'ai
commencé le parapente, j'ai fait ma formation avec Jean-François Pouzadoux,
Directeur de l'école "Aéroplaine" à Kanfen (57). Les points positifs de cette
école, c'est que même après ta formation et si tu as un doute, tu peux
toujours lui demander conseil ; il te répondra pour ne jamais te laisser
dans le doute. |
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La formation peut se dérouler de plusieurs manières pour
ce qui est du vol, mais pour le travail au sol, ce sera souvent la même
chose : Gonflage, théorie, réglementation.
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Le gonflage
: afin de bien décoller, il
faut toujours que ton aile soit parfaitement au-dessus de ta tête et que tu
saches la maîtriser. Si ce n'est pas le cas, tu t'exposes à de gros problèmes.
Voici quelques exemples : ton aile se referme au moment où tu décolles ; ton aile
t'arrache du sol et tu retombes lourdement de 3 ou 4 mètres ; au moment où tu
commences à gonfler ton aile, une bourrasque de vent l'emporte et tu es
traîné comme un vulgaire baluchon sans que tu ne saches quoi faire ; etc,
etc... Alors c'est grâce à cet exercice que tu sauras
comment réagir
au moment venu : il ne faut jamais négliger le gonflage !
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La théorie
: c'est la science de ceux
qui veulent monter et de ceux qui veulent comprendre pourquoi ils montent.
Pour toi, un nuage, c'est un nuage et un nuage ressemble à un autre nuage. Eh
bien, attends-toi à recevoir un choc lorsque tu vas savoir qu'il en existe
plusieurs : des gentils, des méchants, des sympas que tu aimeras bien, des
nuls qui ne servent à rien, et d'autres qui vont te faire chier. Enfin bref, après
cette formation, tu ne regarderas plus le ciel comme avant. Et je ne parle
pas des différents vents. Pour ça, je te laisserai découvrir par toi même... |
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La réglementation
: parfaitement, il y a
une réglementation en l'air ! Que croyais-tu ? Que les Boeing 747
allaient te laisser passer en te voyant ? Oublie ça tout de suite et reviens
sur terre. Ouais, enfin... je me comprends. Eh oui, dans le ciel aussi, il y
a beaucoup de monde et on ne peut pas aller là où on veut. C'est pourquoi le
chapitre de la réglementation est vraiment un truc à ne pas prendre à la
légère.
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Le vol 1 : c'est le but en fait. Plusieurs moyens de progresser. Au début, c'est après quelques gonflages que
l'on commence à s'amuser un peu en courant dans une légère pente ; on fait
quelques petits bonds de 1 mètre de haut pour environ 10 mètres de long. Eh
oui, tu viens de faire ton premier vol. Et puis, les bonds sont de plus en plus
grands et les distances aussi. |
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Le vol 2
: vient ensuite le premier
grand vol. C'est un vol généralement en ligne droite avec un contact radio
permanent. Le jour où tu t'apprêtes à faire ce vol, tout va bien... sauf au
moment où tu es face au vide et que ton instructeur te dit : "c'est bon, tu
peux y aller !". A ce moment-là, tu te rappelles de toutes les prières de la
bible ainsi que de celles du Coran, de la Tora d'Israël et même de quelques prières
bouddhistes. Et puis, tu te dis que tout le
monde te regarde et que de toute manière, tu iras quand même bien à un moment
ou à un autre. Etrangement, tu t'aperçois que ta peur a disparu en même temps
que lorsque tes pieds ont quitté le sol. Il ne te reste plus qu'à atterrir,
et ça ce n'est qu'une formalité car tu es toujours en contact radio avec
ton instructeur.
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Le vol 3
: une autre méthode pour ton
premier vol, c'est le moteur. Oui, tu as bien compris le moteur, c'est-à-dire
que tu vas devenir paramotoriste le temps de ton apprentissage. Pourquoi ce
choix ? Parce que ce qui est important pour un débutant, c'est de voler mais
surtout d'apprendre le plus rapidement possible l'art de se poser proprement
de manière autonome. Pendant une séance d'apprentissage traditionnel, tu
décolles, tu voles deux minutes, tu te poses, tu ranges ton aile, tu attends
que ton instructeur vienne te chercher avec le minibus, tu déballes à
nouveau, tu décolles, etc, etc... Bref, tu perds beaucoup de temps.
Maintenant, avec le moteur, tu prépares ton matos, tu
décolles, tu fais des tas d'atterrissages en un temps record ; une fois en
l'air, tu coupes le moteur et tu t'amuses avec les thermiques (courants
d'air chaud permettant au parapentiste de monter). Une fois tout ça fini
et le jour où les conditions météo le permettent, tu décolles d'en haut en
tant que parapentiste, et en toute sérénité.
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Le vol 4
: il existe aussi une autre forme d'apprentissage :
c'est le treuil (voir
photo du haut ci contre), plus connu sous le nom de vol de
plaine. L'avantage est immense. Tu n'as pas besoin de marcher pendant des kms à
chaque fois que tu atterris pour pouvoir rejoindre le déco. Tu pars d'un
endroit et si le temps n'est pas propice au cross (promenade du
parapentiste averti), tu te reposes pile poil à
l'endroit d'où tu as décollé(voir photo du bas
ci contre). Pour améliorer le vol en condition thermique
ainsi que la précision de ses atterrissages, c'est l'idéal . |

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